Consultants SEO

  • SEO
  • 22 février 2017
Équipe de bureau en réunion autour d'une table.

Le futur du métier de consultant SEO

Quand Google, lors du Salon E-commerce One To One 2017, annonce la mort du moteur de recherche traditionnel, on est en droit de se poser la question : quel sera, demain, la fonction voire l’utilité du consultant SEO ? Sachant que ce jeune métier a tout juste une quinzaine d’années, qu’il a subi déjà maintes transformations et voit de plus en plus se fondre entre elles les fonctions de SEO et SEM Manager…

Qu’est-ce qu’un consultant SEO ?

Le consultant SEO, ou référenceur, ou encore consultant en référencement, est une personne chargée de positionner des sites web dans les moteurs de recherche en employant tous les leviers qu’il maîtrise. Le terme SEO est un anglicisme pour « Search Engine Optimisation », soit « Optimisation pour les Moteurs de Recherche ». SEO décrit donc l’optimisation pour les résultats des recherches naturelles, en opposition au SEA, pour « Search Engine Advertising » qui consiste à optimiser les annonces publicitaires, soit les résultats payant. Par exemple ceux indiqués « annonce » par Google et affichés en vert.

Pour réaliser sa mission, le consultant SEO travaille sur trois axes :

  • L’optimisation du site ;
  • L’optimisation du rédactionnel, des mots-clés, des titres, des images ou des vidéos ;
  • Le maintien ou le développement d’une autorité et d’une popularité. Notamment par l’entretien d’un réseau de liens (les backlinks), qui pointent vers le site depuis d’autres sites.

Ce point étant fait, et avant de s’intéresser à l’avenir, voyons un peu dans le rétroviseur comment a évolué le marché de l’emploi pour les consultants SEO ces dernières années.

Le SEO de 2002 à 2017 : de l’expérimentation débridée jusqu’à la maturité

Avant 2010, c’était un peu la jungle ! Le métier était flou et les abus étaient nombreux et si grossiers : les techniques « black hat » permettaient, à ceux qui les déployaient, d’obtenir des résultats insolents (les méthodes black hat trompent les moteurs de recherche, privilégient la quantité sur la qualité et visent à manipuler les algorithmes de classement des moteurs de recherche). Et puis, Google a réagi : l’algorithme Panda a été déployé en 2011 et a désindexé ou déclassé les sites pauvres en contenu et en valeur ajoutée… Certains consultants SEO ont alors compris qu’il fallait être plus fin avec le géant de Mountain View et plus respectueux vis-à-vis de ses guidelines. Google n’a cessé depuis de faire l’apologie de la qualité du contenu et de la valeur ajoutée d’un site pour l’internaute.

Jusqu’en 2010~2011, un consultant SEO pouvait obtenir de bons classements pour les sites dont il avait la charge, en utilisant des techniques bourrines comme le keyword stuffing (répétition excessive du mot-clé sur la page) ou en déclenchant des « blasts » de backlinks avec des ancres optimisées. Des sites web au contenu incompréhensible (« bouillie de texte ») pouvaient alors servir à faire monter le « money site », celui pour lequel on vise un classement en 1ère page de Google et idéalement, dans le Top 3. Tout cela, c’est bien terminé aujourd’hui, en 2017.

La rémunération d’un consultant SEO

Les études des instituts Robert Half (2014, 2015, 2016, 2017) et Edgar People (2017) réalisées auprès de quelques-unes des plus grandes agences SEO affichent les salaires moyens suivants :

  • 0 à 3 ans d’expérience 30 à 35 K (2014) 30 à 36 K (2015) 35 à 45 K (2016) 35 à 45 K (2017)
  • 3 à 5 ans d’expérience 35 à 50 K (2014) 45 à 58 K (2015) 45 à 58 K (2016) 45 à 58 K (2017)

Des salaires qui n’ont pas évolué cette année pour les consultants SEO, ni même l’année dernière pour ceux avec plus d’expérience. Mais cela semble plus conjecturel que spécifique au poste : cette stagnation se constate sur d’autres poste pourtant clés du secteur digital.

Le salaire médian d’un référenceur web junior (moins de 2 ans d’ancienneté) était de 32 K€ en 2010 selon ces mêmes sources. Ce salaire a évolué jusqu’à atteindre 38 K€ en 2016.

En 2014, 70% des consultants SEO étaient autodidactes. En 2015, ce nombre tombe à 53% et continue de descendre (49 % en 2016). 22% ont obtenu leur qualification grâce à une formation professionnelle. Un pic dans les demandes d’emploi a-t-il pu faire baisser provisoirement la valeur du poste ? Il tend, en tout cas, à retrouver rapidement son équilibre. S’ils s‘estiment insuffisamment payés, les consultants SEO n’hésitent pas à changer d’entreprise ! L’offre reste importante et les spécialistes du référencement, pourtant très majoritairement en CDI, n’hésitent pas à rechercher régulièrement une meilleure offre : 55% sont en veille active, à la recherche d’opportunités. Il faut souligner que le niveau d’étude des référenceurs web est souvent élevé (57% d’entre eux ont un BAC+ 5) et que la moyenne d’âge se situe majoritairement en-dessous de 30 ans.

Quoi qu’il en soit, les salaires en début de carrière sont dans la partie haute et se tiennent bien, si on les compare à d’autres secteurs. Ça tombe bien, Robert Half, groupe spécialisé dans les RH l’affirme : la demande pour les consultants SEO est croissante !

Ajoutons à cela que 81% des consultants web sont satisfaits de leur emploi.

Des salaires corrects, de l’embauche, du bonheur… tout va-t-il donc bien dans le meilleur des mondes ? Oui, assurément.

La mission du consultant SEO : comprendre ce que Google veut !

Le consultant SEO est un chef de projet avant tout, et doit comprendre et appliquer ce que Google veut. Comprendre comment le moteur fonctionne, pour en tirer le meilleur parti, et dans quelle direction il évolue, alors que l’intelligence artificielle s’immisce au sein des algorithmes du moteur de recherche, que les recherches se font d’ores et déjà à la voix et que les comportements de l’utilisateur sont analysés en permanence. Si le consultant SEO n’accroît pas constamment ses compétences, il est mort, professionnellement parlant ! Le web a toujours appartenu aux aventuriers, aux avant-gardistes, à ceux qui ont su accompagner voire pressentir ou provoquer ses évolutions.

Le métier de consultant SEO va donc forcément encore fortement évoluer ces prochaines années. Je vous invite à lire cet article intéressant sur la SEO, ses évolutions et son importance. Le métier de consultant SEO va peut-être changer de nom au passage et les missions d’une entreprise spécialisée dans la SEO vont sans aucun doute continuer à se complexifier avec les nouvelles technologies mises en œuvre par les moteurs de recherche. Ceux qui y survivront deviendront des conseillers indispensables et très recherchés. Alors, « soyez insatiable, soyez fous ! » comme disait Steve Jobs ! Cherchez à obtenir toujours plus de savoir et n’hésitez pas à tester et tester encore, quitte à sortir des sentiers battus s’il le faut.

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