Florence Le Vot

Consultante SEO

Des débuts classiques

Après une formation HEC et 10 années passées au sein des services marketing de quelques grandes entreprises, j’ai fondé ma première entreprise en 2002. Il s’agissait d’une agence web et SEO. Le but recherché : joindre au sein de la même activité professionnelle tout ce qui me plaisait : design, nouvelles technologies, marketing… Toutes ces expertises sont mises à contribution lorsque vous créez des sites. À l’époque, on commençait tout juste à parler de SEO. Mais la chose a pris une toute autre tournure l’année suivante, avec le premier changement d’algorithme majeur chez Google, dénommé « Boston ». L’année 2003 fût très mouvementée du côté du moteur de recherche et c’est ce qui a déclenché mon intérêt pour la question SEO. Mon intérêt puis une véritable passion, qui ne s’est jamais atténuée depuis.

Consultante SEO 1
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La reine du black hat

En 2005, je découvre le SEO black-hat et l’automation. L’activité de mon agence se tourne alors de plus en plus vers le SEO, à la faveur de certains clients, qui cherchaient à se positionner sur les niches les plus concurrentielles du web. J’ai alors constitué, parallèlement à cette activité d’agence SEO, un réseau de sites dits MFA (Made For Adsense) ainsi que des sites pour Amazon, des sites de CPs, des annuaires, etc. Je suis d’ailleurs impressionnée par le nombre de changements et d’évolutions qu’il y a eu en l’espace de 15 ans dans ce secteur d’activité. Il me semble qu’aucun autre secteur n’a connu de disruptions aussi nombreuses et violentes en si peu de temps. Ayant investi très tôt dans le SEO black-hat, j’ai connu des années absolument folles. Heureusement pour moi, j’avais bien senti que ça ne pouvait pas durer et j’ai entamé un virage à partir de 2010, en n’employant plus ces techniques qu’à des fins expérimentales. Bien m’en a pris, car 2 ans plus tard, Google a déployé des filtres qui mettaient à mal la plupart des techniques et des stratégies black-hat, les rendant peu pérennes et peu rentables.

Puis vint l’âge de la sagesse

Entre 2010 et 2014, via un fonds d’investissement, j’ai pris des participations auprès de sociétés françaises et suisses, dont je supervise les stratégies digitales. J’assure la même fonction au sein d’un startup studio.

Vous voulez des confidences ?

Sur le plan personnel, je suis une personne très discrète. Vous ne me verrez pas donner des conférences, par exemple, ou cultiver mon « personal branding ». Touchée par un syndrome autistique dit « de haut niveau » (le syndrome d’Asperger), j’ai quelques de nombreux défauts ou particularités. Ma franchise peut parfois déstabiliser, mais mes clients et partenaires l’apprécient vite, car tout est clair, il n’y a pas d’hypocrisie, on ne perd pas de temps. Le syndrome d’Asperger développe également des intérêts restreints qui s’accompagnent d’une boulimie de connaissances dans ces domaines. C’est ainsi que je n’ai cessé de lire, de visionner des conférences, de suivre des cours et des formations en ligne depuis plus de 15 ans, pour développer de nouvelles connaissances. Il y a cependant des aspects du syndrome d’Asperger qui sont moins confortables à vivre pour moi, comme l’agoraphobie, la maladresse lors de certaines interactions sociales, la timidité, l’hyperacousie (dans une salle de restaurant, par exemple, j’entends les bruits de fond au même niveau sonore que la voix de mes interlocuteurs) ou la difficulté à reconnaître des visages que j’ai déjà croisés. C’est tellement inconfortable pour moi que je reste à l’écart des congrès, conférences, salons professionnels et autres manifestations de ce type. Je pilote mes activités professionnelles depuis un bureau aménagé spécifiquement pour respecter mes particularités.

Parce que je suis moi-même atypique, j’ai tenu à recruter préférentiellement des collaborateurs brillants mais ayant des difficultés pour s’intégrer dans la société : des personnes souffrant d’un handicap moteur et des autistes, en particulier. Car si des chefs d’entreprise concernés par ce type de problèmes ne le font pas, qui le fera ?

Expérience Managériale

J'ai fondé ma première entreprise en 2002. Depuis plus de 15 ans, j'assume la direction d'une agence web et SEO, en pilotant une équipe composée de 12 personnes à l'heure où j'écris ces lignes : développeurs, rédacteurs, graphistes, experts SEO, chargés de campagnes SEA, auxquels se joignent ponctuellement quelques consultants externes de haut vol dans différentes disciplines (informatique, linguistique, data sciences...).

50 nuances de SEO

Bien que depuis de nombreuses années je n'emploie quasiment plus de techniques que l'on pourrait qualifier de black hat, je ne pousse pas pour autant des cris de vierge effarouchée lorsqu'on me parle d'automatisation. Toutes les connaissances peuvent s'avérer intéressantes et je me suis intéressée à absolument tout ce qui touche le SEO, sans à-priori stupides.

Une volonté d'apprendre

Ce qui est passionnant dans ce métier, c'est que l'on apprend constamment de nouvelles choses. C'est d'ailleurs absolument impératif pour ne pas régresser. J'ai beaucoup de chance de pouvoir collaborer notamment avec des Laboratoires d'Informatique universitaires et des UMR (Unités Mixtes de Recherche), cela m'amène constamment à approfondir mes connaissances.